Comme tous les 10 ans peut-etre, l'été y fut specialement chaud, très chaud et, faut-il y déceler une relation causale mais des évenements qu'on pourrait qualifier de Bizarres ont toujours lieu à cette époque et il est toujours difficile de les relater avec précision sans tomber dans le sensationnel ou utiliser des adjectifs inadéquois.
Mon voyage jusqu'à Londonkarta fut placide et la traversée d'un ciel tapis de moutons blancs ne fut pas impressionnant; l'arrivée le fut autrement à la vision d'une immensité nuageuse orageuse, qui créa la nuit en milieu de journée et le blanc lorsqu'un multiple d'éclairs me reveilla définitivement de la torpeur d'une foule de passagés plutot amorphes jusque-là.
Le train pour le Nord fut facile et délavé par la pluie, une pluie grasse s'infiltrant dans les compartiments voisins et finalement de lever les pieds et de les poser sur la banquette à coté de ma voisine, grand-mère de famille qui me regarda sans indulgence.
Londonkarta est une ville de brique et de rouille où ses habitants endettés sur plusieurs générations se rassemblent les week-end venus pour regarder le match du jour (Jokchelsea vs Arsenaldang) en buvant autant de bières que leur coeur peut le supporter, en révant de devenir des héros de la télé. Ce jour-la, Arsène Dadangger, un français expatrié depuis 10 ans ne fut pas assez d'éloge aux 3 magnifiques buts de fluidité de son équipe d' "outilleur du ballond rond" comme il la nomme.
Arrivée à Borhamwood-les-Sumatra, je tombais sur un bus qui m'emmena à l'opposée de ma destination (j'apprenais plus tard qu'il y eut le meme numéro pour 2 trajets différents; et me fit interpeller le chauffeur "What's the hell in Indonesia?").
Enfin, j'arrivais à destination où je fus accueuilli à grande clameur par Samantha (la cousine de S. Fox) et Morris, et nous partimes en Lotus directement vers Bandung-bridge, peut-etre la plus belle ville d'Indonesie après JokBandung.
Comment décrire cette ville universitaire en été où les étudiantes fraiches diplomées semblent habillées pour se diriger vers des théatres de Shakespeare en plein air, si ce ne sont quelques Parties; nous nous arretames comme au bon vieux temps au Quins, pub où j'eus l'instinct du PressLoad il y a une dizaine d'années et me valut une publication au GEC (Garbageman Educated College). Bref, de la nostalgie.
Je ne sais par pourquoi mais dans ce pub, entouré d'amis de longues dates avec lesquels le partage d'expérience de vie, je me sentais at home.
Je regardais à travers les vitres tamisées le soir tombé et les habitants se precipiter vers leur préoccupation et je me surpris à rire; un moment je devinais l'ombre de Carmen, expatriés allemande qui, un jour, après une éducation mouvementée aux 4 coins du monde: Arabie-Saoudie, France et une année à la Sorbone, puis l'Italie, definalement tombée amoureuse de cette terre, Giom et Claire aujourd'hui au Canada, Patrick adjoint de Mike et directeur technique de la Compagnie (qui fit la une des Hunt's post, en 2007 en tant que meilleur employé du Jakartashire), et Sue, l'Irlandaise la plus torride de ce continent.
Dans les voluptes des vapeurs de Guinesstang, nous discutames de toutes ces choses et ces mots du Nom de la rose d'U. Eco me revinrent à l'esprit comme une conclusion, comme un tout :"But this inability of mine to see is perhaps the effect of the shadow that the great darkness, as it approaches, is casting on the aged world. Est ubi gloria nunc Babilonia? where are the snows of yesterday? The earth is dancing the dance of Macabré; at times it seems to me that the Danube is crowded with ships loaded with fools going toward a dark place".
Peut-etre suis je l'un d'entre eux.
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