dimanche 14 février 2010

Curiculum vitae errare humanum est

Voici le parcours qui m'a mené jusqu'à ce blog:

- Juin 95: emploi de banlieue malsaine parisienne.
Sujet: étude du tremblement du batiment suite à la chute d'objets lourds. Fermeture de l'usine: 2 ans plustard pour de mauvaises raisons.

- Juin 96: écoute d'un discours de Georges Frech à l'occasion d'une fin de cycle. 3 heures d'histoire, de géo-socio-déliro-politique et aussi d'égo frechien.

- Decembre 96: jardinier d'hiver et de poussières diverses en Antartique au sein de la base russe Z345.

- Mai 43: marche de nuit en Bretagne centre, puis coup de main au Fort de Pintièvre. Capture d'un régiment ennemi, qui n'existe pas (Cela me rappelle un titre d'Enki Bilal)

- Septembre 1897: interview au milieu de la foret des Vosges pour un journal local, convocation pour faute grave au quai d'Orsay. Ils attendent toujours.

- 1999: Coupe du monde de rugby. Un autographe de la petite cousine de Jona Lomu, et la fameuse demi-finale perdue pour une australienne.

- Decembre 2001: Emergency first aid (NUCO)aux Hawks d'Huntingdon. Défaites contre les pirates d'Angleterre (une uggly team de joueurs grecs, turcs et yougo de l'université de Cambridge), la Royal air force américaine et le team de Mike Ashmead.

- Octobre 1905: Quelques heures de course à Vannes. Conversation limpide, course épuisante, et record du monde battu en 1:33 minutes et 15 secondes, par tour.

- Novembre 2006: Interview de F. Hollande. Forte conversation musclée avec D. De Monvalon.


- 19 ème transbaie: course dans la boue, baignade dans la Sommes, dérive jusqu'au Laos.

- Coupe du Monde 2007. Pas champion du monde. Un ton en dessous en matière de sympathie par rapport à 99. Bof, comment l'argent pervertit un beau sport.


- 20ème Transbaie. Boueux à souhait. Comme la boue enjolit un beauy sport.



- Aujourd'hui: ce post

En attendant la pluie des origines











On se tait, on regarde et on écoute.

Les animaux célèbres d'Indonésie

Outre une immense araignée noire comme une main qui me surpris une fois dans une maison, et une autre au corps plus long dans une jungle de passage, les animaux de Bandung ne m'ont que peu impressionné.
Ainsi, dans cet opus animalier, nous ne parlerons pas des etres captifs du zoo de Bandung, conservés dans un état pitoyable dans des cages sales et putréfiées, voire momifiés comme ce serpent de paille d'une dizaine de mètre au plus profond de la zone musée.
Nini.
Ni des chimères qui peuplent les régions éloignées du Bandungshire: yétis, homme singe des bois et autre présidentiable.
Ni des rats d'un soir, dont nous avons pu apprécier de près la fourrure dans un restaurant que je ne ciretais pas en face du MacDonald de Dago.
Ni de ces lopophores que certaines personnes célébres d'expatriation entendent ramper et gratter les nuits noires.
Concentrons nous sur le paisible et le beau:


Cette horde de petit moucheron est née après une pluie de Novembre et s'est mise à tournoyer espièglement autour des lustres à néon de l'usine des outillages du batiment des structures de PTDI de Bandung d'Indonésie de Java.
Ces insectes ont leur intelligence de groupe et savent par effet de champ perturber le prédateur. Car mes bons amis, lorsqu'il y a un banc de sardines, il y a toujours des requins, des dorades, des marlins ou des espadons des profondeurs attirés. Ce jour, ce fut d'immense chauve-souris parcourant habituellement les longs couloirs du batiment des structure dès que la nuit souffle.



Un jour de colère (pour quelques broutilles technico-tactico-boulot), je sortis prendre l'air alors que l'humidité s'intensifiait en prévision d'une averse collossale habituelle. C'est à ce moment ultime que l'on peut découvrir et entendre les bestioles sortirent de leur antres pourries à la recherche d'air.
Ici, un 1000 pattes géant entrepris de traverser mon champ de vision et de me regarder. Je lui jetais immédiatement un stylo pour la photo. Bref, parfois la colère peut sublimer l'observation.




Enfin, parlons du plus célèbre lézard de ce continent et peut-etre du monde. Le gecko (ou Gko, voire djkko). Alors que son cousin de méditerranée est en voix d'extinction (malgrè les efforts de notre président Sarko qui intervient au plus souvent pour sa défence chaque fois qu'il traverse la belle Provence et en a fait un emblème pour les prochaine présidentielle), le cousin de Bandung se porte bien puisqu'il pullule partout: dans les couloirs de l'hotel, dans les chambres, dans les halls, sur les marches d'escalier, dans les ascenceurs.
Partout.
Sa vitesse est toujours calquée sur une rapsodie de Gershwin, et ses heures de prédilection sont nocturnes, son cris est l'équivallent d'un croassement mélé au chuintement d'une télé française ridicule.
Bref, du tout bon.

Du tout bon d'autrepart, que le formidable écrivain R.C. Wilson a su dépeindre dans son chef d'oeuvre d'anticipation: SPIN dont voici un extrait: "Tout le monde tombe, et nous atterrissons tous quelquepart. Nous avons donc loué une chambre au 3ème étage d'un hotel colonial de Padang, où personne ne nous remarquerait avant un moment. 900 euros par nuit nous ont permis d'obtenir tranquillité et balcon avec vue sur l'océan indien. Par beau temps, ce dont on ne manquait pas depuis quelques jours, on apercevait la partie la plus proche de l'Arc: une ligne verticale couleur de nuage qui ne cessait de s'élever sur l'horizon jusqu'à disparaitre dans une brume bleue. Un spectacle impresionnant meme si on ne voyait en réalité, de la cote ouest de Sumatra qu'une fraction de l'arc tout entier..."

jeudi 11 février 2010

Ce soir, il neige à Bandung



Ce soir, il neige à Bandung et 10 millions d'Indonésiens regardent les flocons comme des grosses poussières dansées dans la nuit.
Ce soir, tout le quartier est de silence, les voitures sont immobiles, l'iman a appelé à la prière et les anciens regardent les hauteurs de Lambang avec inquiétude.
La météo n'a pas prevenu, ni toute autre organisme d'ailleurs.
Près de l'hotel Ciumbuluit, une jeune mère traine son enfant qui ne pleure pas. Les petits indonésiens ne pleurent pas et comprennent ces choses avant les vieux européens comme nous.
Il a commencé à neiger vers 19:00, exactement lorsque la nuit est tombée, et toute la journée fut ponctuée des plus étranges rumeurs lorsque le ciel s'est coloré de rouge, de jaune puis de gris.
Je pense à une sorte d'effet optique, j'en ai parlé à ma voisine moldave qui ne m'a pas répondu et a commencé à faire ses valises.
D'ailleurs, beaucoup d'Indonésiens des quartiers nords: Cidadap, Coblong et Kidul ont improvisés des sacs de fortunes et entamer une marche vers le Sud.
Des nomades comme dirait J. Nieuviarts.
Nous, français expatriés ou en mission connaissont la neige, sa blancheur et le linceul qu'elle peut etre pour celles et ceux qui la bravent.
En France, il ne comprennent pas l'ampleur de ce phénomène et d'ailleurs minimisent.
C'est bien un argument à la Science Po de diminuer ce qui est hors de son cercle d'influence. Car la nature ne fait pas de cadeau.

Déjà, 15cm dans les rues et les flocons s'accélèrent legers, lents et souples à la fois. Je frissonne en dévorant mon NasiGoreng à l'abri d'un restaurant de fortune.
Un détail, car tout cela est réel, cette neige n'est pas froide et sa texture est aussi douce que de la plume.
Que penser? Qu'etre? Que devenir?
C'est quand meme une histoire de fou cette neige, qui n'en est pas une et qui s'abat par paquet comme au ralenti, comme un film du début du 20ème.



Je frisonne et pense à ces mots qu'H.G. Wells a écrit il ya plus de 100 ans, et je les fais tourner dans ma mémoire comme une prédiction à rebours "Je vais à Londres; je me mele aux foules affairées de Fleet street et du Strand; et ces gens semblent etre les fantomes du passé, hantant les rues que j'ai vues silencieuses et désolées, allant et venant, ombre dans une ville morte, caricature de vie dans un corps pétrifié".
Tout à l'heure la lumière s'est tue et un grand murmure est monté du Nord ou plutot de la haut dans le ciel. Comme le grognement d'une bete géante.
Quelques éclairs n'ont pas montré l'origine de ce nouveau mystère, mais les visages égarés des Indonésiens dans le hall de l'hotel. Il n'y a pas eu d'electricité toute la journée et nous sommes comme coupés du monde , car toute onde semble ne plus voyager dans cette purée de pois, et rebondir sur cette couche nuageuse, ce magma de nuage presque solidifié au dessus de nous.

Je ferme les yeux et pense à mon pays, mes amis, mes proches, tout est loin desormais, les souvenirs de couleur s'éloignent et disparaissent.



Nom : Kelut
Région/Pays : Java / Indonésie
Lat./Long. : 7.93 S/112.308 E
Alt. : 1731 m
Les éruptions volcaniques du volcan Kelut. Retrouvez l'historique des éruptions et l'activité du volcan Kelut décrite éruption par éruption :

Date de l'éruption : Du 10-02-1990 au 00-03-1990

Résumé :
Les signes précurseurs de cette éruption se manifestent dès la mi-novembre 1989 par une augmentation de la sismicité qui devient, certains jours, dix fois supérieure à la normale sur ce volcan. Fin novembre, et durant tout le mois de décembre, la sismicité est à nouveau presque normale, mais elle s'envole à nouveau les seconde et troisième semaines de janvier 1990, cette fois accompagnée par une augmentation de la température du lac intracratèrique. Celui-ci passe de 32 à 38°C fin janvier, puis monte encore jusqu'à 41°C le 07 février. Les mesures de Ph du lac, effectuées le 08 février, montrent qu'il s'est acidifié, passant d'un Ph de 4.9 à 4.2. Les hydrophones placés dans le lac enregistrent à ce moment-là trois fois plus de bruit que la normale. Puis, dans la journée du 08 février, la sismicité et le bruit redeviennent normaux. Dans la nuit du 09 au 10 février, plus aucun des instruments placés dans le lac ne fonctionne. Dans la journée du 10, ce sont 60 000 personnes qui sont évacuées après les recommendations faites par le Volcanological Survey of Indonesia. Une première phase paroxysmale, phréatomagmatique, débute le jour-même à 11h41 et fait totalement disparaitre le lac. L'éruption atteint son maximum à 12h50, lorsqu'elle devient Plinienne, puis décroit jusqu'à 17h00. Le panache monte à une douzaine de kilomètres d'altitude, et est accompagné de coulées pyroclastiques qui parcourent jusqu'à 6 km de distance dans une vallée très encaissée ouverte sur le flanc Est. Celle-ci est comblée par un dépôt épais d'une dizaine de mètres. Les cendres retombent en abondance sur les villages de Blitar (25 km de distance), Malang (35 km de distance) et Nglegok (55 km de distance). Dans ces villages, des toits s'effondrent sous le poids des cendres volcaniques, tuant des habitants. Au total, ce sont 32 victimes qui sont à déplorer sous les décombres des toitures effondrées.

Lieu de l'éruption : Cratère sommital


Date de l'éruption : Du 19-05-1919 au 20-05-1919

Résumé :
Cette éruption est l'une des plus meurtrières qu'ait produit le Gunung Kelut dans les temps historiques. Elle débute violemment dans la nuit du 19 au 20 mai par une activité qui expulse hors du cratère la majeure partie du lac qui remplis le cratère sommital. Les lahars qui se forment alors vont recouvrire plus de 130 km² de surface cultivée et, en moins d'une heure, parcourir presque 40 km de distance. 104 villages sont rayés de la carte, et 5160 personnes trouvent la mort. Le panache, formé par cette violente activité phréatomagmatique, est suivi de retombées de cendres répértoriées depuis Bandung (500 km à l'Ouest) jusqu'à Bali (300 km à l'Est). Cette catastrophe incite les autorités de l'époque à prendre des mesures toujours en vigueur aujourd'hui. La première est la création d'un observatoire national plus connu sous le nom de Volcanological Survey of Indonesia (V.S.I.), et la seconde est un système de drainage qui permet une vidange permanente du lac. Ce système, terminé en 1926 et toujours en service actuellement, impose au lac un volume maximum de 2 millions de m3, réduisant ainsi la menace des lahars.

Lieu de l'éruption : Cratère sommital

dimanche 7 février 2010

Un détour à Bandung-bridge

Bandung-bridge est une ville merveilleuse, que peut-etre vous ne connaissez pas, mais dont j'ai eu l'occasion de parcourir en Juillet dernier.
Comme tous les 10 ans peut-etre, l'été y fut specialement chaud, très chaud et, faut-il y déceler une relation causale mais des évenements qu'on pourrait qualifier de Bizarres ont toujours lieu à cette époque et il est toujours difficile de les relater avec précision sans tomber dans le sensationnel ou utiliser des adjectifs inadéquois.


Mon voyage jusqu'à Londonkarta fut placide et la traversée d'un ciel tapis de moutons blancs ne fut pas impressionnant; l'arrivée le fut autrement à la vision d'une immensité nuageuse orageuse, qui créa la nuit en milieu de journée et le blanc lorsqu'un multiple d'éclairs me reveilla définitivement de la torpeur d'une foule de passagés plutot amorphes jusque-là.
Le train pour le Nord fut facile et délavé par la pluie, une pluie grasse s'infiltrant dans les compartiments voisins et finalement de lever les pieds et de les poser sur la banquette à coté de ma voisine, grand-mère de famille qui me regarda sans indulgence.
Londonkarta est une ville de brique et de rouille où ses habitants endettés sur plusieurs générations se rassemblent les week-end venus pour regarder le match du jour (Jokchelsea vs Arsenaldang) en buvant autant de bières que leur coeur peut le supporter, en révant de devenir des héros de la télé. Ce jour-la, Arsène Dadangger, un français expatrié depuis 10 ans ne fut pas assez d'éloge aux 3 magnifiques buts de fluidité de son équipe d' "outilleur du ballond rond" comme il la nomme.
Arrivée à Borhamwood-les-Sumatra, je tombais sur un bus qui m'emmena à l'opposée de ma destination (j'apprenais plus tard qu'il y eut le meme numéro pour 2 trajets différents; et me fit interpeller le chauffeur "What's the hell in Indonesia?").


Enfin, j'arrivais à destination où je fus accueuilli à grande clameur par Samantha (la cousine de S. Fox) et Morris, et nous partimes en Lotus directement vers Bandung-bridge, peut-etre la plus belle ville d'Indonesie après JokBandung.
Comment décrire cette ville universitaire en été où les étudiantes fraiches diplomées semblent habillées pour se diriger vers des théatres de Shakespeare en plein air, si ce ne sont quelques Parties; nous nous arretames comme au bon vieux temps au Quins, pub où j'eus l'instinct du PressLoad il y a une dizaine d'années et me valut une publication au GEC (Garbageman Educated College). Bref, de la nostalgie.
Je ne sais par pourquoi mais dans ce pub, entouré d'amis de longues dates avec lesquels le partage d'expérience de vie, je me sentais at home.
Je regardais à travers les vitres tamisées le soir tombé et les habitants se precipiter vers leur préoccupation et je me surpris à rire; un moment je devinais l'ombre de Carmen, expatriés allemande qui, un jour, après une éducation mouvementée aux 4 coins du monde: Arabie-Saoudie, France et une année à la Sorbone, puis l'Italie, definalement tombée amoureuse de cette terre, Giom et Claire aujourd'hui au Canada, Patrick adjoint de Mike et directeur technique de la Compagnie (qui fit la une des Hunt's post, en 2007 en tant que meilleur employé du Jakartashire), et Sue, l'Irlandaise la plus torride de ce continent.


Dans les voluptes des vapeurs de Guinesstang, nous discutames de toutes ces choses et ces mots du Nom de la rose d'U. Eco me revinrent à l'esprit comme une conclusion, comme un tout :"But this inability of mine to see is perhaps the effect of the shadow that the great darkness, as it approaches, is casting on the aged world. Est ubi gloria nunc Babilonia? where are the snows of yesterday? The earth is dancing the dance of Macabré; at times it seems to me that the Danube is crowded with ships loaded with fools going toward a dark place".
Peut-etre suis je l'un d'entre eux.

mercredi 3 février 2010

De l'autre coté du monde


Et voila, ce soir que les gens du Théâtre de Flers envoient un sujet bien difficile concernant les hautes terres indonésiennes de Bandung; et les quelques années de formation au Théâtre en l'air d'Abbeville St Lucien n'en suffisent plus pour répondre avec clarté à cette série de questions. L'autre jour, ce fut sur la rade du port autonome de Marseille que toutes ces choses furent avec vérité et sincérité posées; dans une atmosphère âpre d'un hiver trop rigoureux, dans la fatigue d'une marche d'une après-midi jusqu'à la Bonne Mère, et surtout dans ce dédale de rues iconoclastes d'un Marseille brillant puis pourri. C'est de cela que sont nées ces idées.

Qui tu es? L'art et surtout la musique et la mode sont présents à Bandung, aussi bien dans les rues où coulent un flot incessant de voitures de tout genre japonaises ou coréennes; mais aussi où suinte une saleté sulfuro-carbonique qui prend les bronches et vous rend asthmatique à la première descente en rappel de la Jalan Setiabudi. L'art de surprendre son auditoire lors d'un restaurant improvisé où le chanteur du coin à la voix rayée fut incapable de lancer un vieux U2 des familles, voire un "je ne regrette rien" de la regrettée Piaf. Pour répondre, nous sommes ce que notre miroir nous renvoie une image déformée telle ces masques de Venise, d'un coté souriant d'une manière machiavélique et de l'autre un triste sort de grimace. Nous sommes aussi ce que le jeu nous propose, tantôt le volant neuf et volontaire nage dans les airs et d'un smash rageur d'écrase sur la tête de Yustuno, de l'autre il perd ses plumes et en amorti tombe du mauvais coté du filet. Un soir de défaite face à un Slamet de gala comme à son habitude, nous nous retrouvâmes au Tizy pour une soirée plutôt sympa, il y eut les Lolos2, pas Lauriannne ni Juju occupées dans d'autres lieux plus indonésiens, mais aussi Floriant arrivant bien plus tard en compagnie de la charmante Nathalie, et je m'exprimais de cette manière assez fort pour etre entendu par les tables du font (dans un parfait dalam bahasa indonesia of course): "Ce n'était pas mon foyer qui me manquait, mais le nord avec ses vastes forets, ses rivières aux eaux glacées et ses truites. Autrefois, il y avait des truites de torrent dans les montagnes. On pouvait les voir immobiles dressées dans le courant couleur d'ambre où les bordures blanches de leur nageoires ondulaient doucement au fil de l'eau. Elles avaient un parfum de mousse quant on les prenait dans la main. Lisses et musclées et élastiques. Sur leur dos, il y avait des dessins en pointillet qui étaient des cartes du monde en son devenir. Des cartes et des labyrinthes. D'une chose qu'on ne pourrait pas refaire. Ni réparer. Dans les vals profondes qu'elles habitaient toutes les choses étaient plus anciennes que l'homme et leur murmure était de mystère". Ainsi fut dit la prophétie et ainsi s'évapora t'elle dans les bruits de La Route. Au loin, peut-être un chien affamé d'être à Bandung aboya, peut-être finirait t'il ses jours en Saté, peut-être écrasé sous un immeuble remué par le poing d'un Thor frappant violemment le sol. Qui sait? Ainsi le parrain interprété par un Brando est une interprétation en miroir comme l'image de la vache qui rit, c'est peut-etre une de ces images reformée que nous envoie l'Indonésie. - Qui tu es? Toi, Bambang président de la démocratie musulmane d'Indonésie. Celui qui veut contrôler la corruption mais pas l'annihiler. Celui qui parle de sagesse en parlant de religion sur toutes les chaînes privées publiques.
Celui qui se pose face à la terreur mais ne contrôle pas celle des quartiers.
Tout cela manque d'objectivité de se juger par rapport à une autre référence.
Etre est géographique, et environnemental; être peux varier d'un plongeon dans une piscine trop sombre, que dans un couloir trop long où les murs se balancent, que dans un mystère de ruelles où l'on découvre un gas fouillant une rivière de merde à la recherche de trésor.


Qui tuait?
De l'autre coté du phare de Bandung (la grande mosquée), on raconte une histoire étonnante, ce fut d'ailleurs dans ces ruelles sombres que Raymond fut le seul à vivre l'expérience de l'insécurité, une bande de jeune des banlieux du bas Bandung, celui encore plus bidon-ville que le Nord, d'ailleurs d'ssence universitaire, l'entoura maladroitement avec intention malveillante légère pour finir de s'enfuir au grognement du jiggeur (expression franco-bandunienne).
Ici, le cours du contrat est de 1 million de Roupiah, une véritable fortune à hauteur de 75 euros.

The contract for killing.
Alors faites attention car 270 millions d'yeux vous surveillent avec malice.


Qui tu hais?
Il faut revoir ce merveilleux film de Nicolas Boukhrief pour comprendre jusqu'où peut aller la vengeance et dans quel tourment de douleur, elle s'essuie sur votre front. Le Convoyeur. La question est moral: 1000€ par mois mais 1000000€ dans chaque sac.
Qui sommes nous pour transformer, nous transformer tels des jouets aux mains du démon.
Ne resistons pas de relire ces phrases éternelles de la Tempète de Shakespeare:"I'll break my staff, Bury it certain fathoms in the earth, and deeper than did ever plummet sound. I'll drown my book".
Ne negligeons pas la musique de Beethoven qui survit aux crises, ce Moonlight sonata qui est un véritable cadeau lorsque les nerfs sont soumis aux FAI bloquées dans les cieux (First Part Check), les nageuses russes et slaves sortant leur corps voluptueux des eaux profondes, cette symphonie n°9 en revenant en passée.

Ton reve, le plus fou
Créer la première compagnie de Mongolfier dans la ville la plus poluée au monde. Escales à chaque tour-hotel, de Lambang jusqu'à l'aéroport.
Ce serait fou qu'une idée née un soir de pluie violente dans un embouteilage de ville ait une réalité.


Dans la peau d'un serial killer comment tu tuerais ta proix et comment en es tu arrivé là?
Qui n' a jamais révé de voyager dans le temps et de nettoyer les siècles des pires etres. Paradoxe car nous sommes la terre du corps de ces gens. Ne creusons pas trop profond cette terre noire et riche des évenements du monde. Celle d'Indonésie a vecu et vivra encore et toujours et aussi profond que les voix d'un cantique, résonne loin dans le passé.
Nous sommes nous meme des survivants de nos expériences, alors pourquoi ce désire de vengeance qui n'est qu'une faiblesse qu'on laissera à ceux que la vie à travailler vers le coté obscure. et orientons nous vers la phylosophie de ces gens du sud du continent asiatique ayant tant supporté, enduré, lutté.
Il y a de quoi réfléchir. Hein, gamine.