dimanche 14 février 2010

Les animaux célèbres d'Indonésie

Outre une immense araignée noire comme une main qui me surpris une fois dans une maison, et une autre au corps plus long dans une jungle de passage, les animaux de Bandung ne m'ont que peu impressionné.
Ainsi, dans cet opus animalier, nous ne parlerons pas des etres captifs du zoo de Bandung, conservés dans un état pitoyable dans des cages sales et putréfiées, voire momifiés comme ce serpent de paille d'une dizaine de mètre au plus profond de la zone musée.
Nini.
Ni des chimères qui peuplent les régions éloignées du Bandungshire: yétis, homme singe des bois et autre présidentiable.
Ni des rats d'un soir, dont nous avons pu apprécier de près la fourrure dans un restaurant que je ne ciretais pas en face du MacDonald de Dago.
Ni de ces lopophores que certaines personnes célébres d'expatriation entendent ramper et gratter les nuits noires.
Concentrons nous sur le paisible et le beau:


Cette horde de petit moucheron est née après une pluie de Novembre et s'est mise à tournoyer espièglement autour des lustres à néon de l'usine des outillages du batiment des structures de PTDI de Bandung d'Indonésie de Java.
Ces insectes ont leur intelligence de groupe et savent par effet de champ perturber le prédateur. Car mes bons amis, lorsqu'il y a un banc de sardines, il y a toujours des requins, des dorades, des marlins ou des espadons des profondeurs attirés. Ce jour, ce fut d'immense chauve-souris parcourant habituellement les longs couloirs du batiment des structure dès que la nuit souffle.



Un jour de colère (pour quelques broutilles technico-tactico-boulot), je sortis prendre l'air alors que l'humidité s'intensifiait en prévision d'une averse collossale habituelle. C'est à ce moment ultime que l'on peut découvrir et entendre les bestioles sortirent de leur antres pourries à la recherche d'air.
Ici, un 1000 pattes géant entrepris de traverser mon champ de vision et de me regarder. Je lui jetais immédiatement un stylo pour la photo. Bref, parfois la colère peut sublimer l'observation.




Enfin, parlons du plus célèbre lézard de ce continent et peut-etre du monde. Le gecko (ou Gko, voire djkko). Alors que son cousin de méditerranée est en voix d'extinction (malgrè les efforts de notre président Sarko qui intervient au plus souvent pour sa défence chaque fois qu'il traverse la belle Provence et en a fait un emblème pour les prochaine présidentielle), le cousin de Bandung se porte bien puisqu'il pullule partout: dans les couloirs de l'hotel, dans les chambres, dans les halls, sur les marches d'escalier, dans les ascenceurs.
Partout.
Sa vitesse est toujours calquée sur une rapsodie de Gershwin, et ses heures de prédilection sont nocturnes, son cris est l'équivallent d'un croassement mélé au chuintement d'une télé française ridicule.
Bref, du tout bon.

Du tout bon d'autrepart, que le formidable écrivain R.C. Wilson a su dépeindre dans son chef d'oeuvre d'anticipation: SPIN dont voici un extrait: "Tout le monde tombe, et nous atterrissons tous quelquepart. Nous avons donc loué une chambre au 3ème étage d'un hotel colonial de Padang, où personne ne nous remarquerait avant un moment. 900 euros par nuit nous ont permis d'obtenir tranquillité et balcon avec vue sur l'océan indien. Par beau temps, ce dont on ne manquait pas depuis quelques jours, on apercevait la partie la plus proche de l'Arc: une ligne verticale couleur de nuage qui ne cessait de s'élever sur l'horizon jusqu'à disparaitre dans une brume bleue. Un spectacle impresionnant meme si on ne voyait en réalité, de la cote ouest de Sumatra qu'une fraction de l'arc tout entier..."

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