dimanche 11 juillet 2010

Histoires de Singapour

Un jour, au cours d'une partie de Pub, un français de passage a prétendu à une indonésienne appelée Shira que les origines de Singapour se confondaient avec la Hollande, son histoire, sa culture, son présent.
Tout cela est un peu rapide de parler d'une ville-nation sans préciser un rapport de temps, d'époque, de races, de culture et de ne pas s'attacher au rapport freudien d'une population vis à vis de sa géographie (si je puis dire en des termes compréhensibles).
Reprenons donc tout de Zéro et parlons à l'égale d'un historien comme Maurin, c'est à dire avec des images.

Le Singapour moderne est né d'une idée grandiose d'un Anglais visionnaire: Sir Stamford Raffles; dans une ses missives celui-ci écrit avec clarété en 1819: "In short, Singapore is everything we could desire, and I may concider myself most fortunate in the selection, it will soon rise into importance".
En effet, de la clareté, il faut en posséder une certaine dose pour piocher sur une carte du monde une des iles les plus sudistes de l'archipelle malais, une des iles les plus infectées de vermine vérolée (qui se souvient du Pont de la rivière Kwai) et envahit par une bande de manouches pirates à la solde du Dieu Océan, pour la terraformer en un port de haute importance stratégique, et d'en faire in fine un comptoire les plus riches de l'EIC (British East India Company), et aujourd'hui du monde moderne présent. C'est cela avoir une vision et ne pas se contenter de transformer les actions des humains en process ou procédés par des moyens politiques détournés. C'est cela avoir une vision, bande de crétins de Faurecia Méru.



Sans remonter à Adam et Eve, le nom de Singapour apparait pour la première fois au 17ème siècle dans les anales officiels malais où est relaté une histoire des plus étranges datant du 15ème siècle racontée par un contre-maitre-explorateur de Sumatra. Pénétrant une ile à la végétation d'une densité à la King-kong, Parameswara di Mateo, puisque tel est son nom, installa son camp de fortune près d'une petite source chaude en contrebas d'une montagne. Pendant une nuit noire de plomb, il fut visité par une créature à l'aspect de Lion à la toison de 3 couleurs, qu'il reconnut immédiatement comme une des figures de la mythologie hindue: Singa. Marqué par cet apparition, il décide d'appeler l'ile Singa et Pura, d'où Singapour.



Quelques années plus tard, la région sera conquise par les Portugais, puis par le Sultan du Johor, et l'histoire trainera jusqu'au 18ème siècle où les Hollandais y installèrent un port, le port si bien imaginé par une filmographie actuelle colorée et médiocre de pirates manouches édentés, d'explorateurs à la mine vérolée, de militaires défroqués et sabrés et autres larbins de bas étage pourris par le Rhum.


Lorsque Sir Stamford Raffles débarque en 1819, l'atmosphère géographique est hostile et la psychologie de l'ile est désastreuse, et infectée de tigres, d'une foret tropicale impénétrable, et d'un climat instable où les clameurs du ciel ne cessaient de défier l'espace et le temps. Mais, Sir Stamford Raffles possède l'ambition de ces hommes a qui leur pays d'origine n'a pas fait de cadeau, ces hommes revanchards d'un système par trop rigide, et décide de signer un contrat avec le Sultan du Johor, pour l'installation d'un comptoirs et d'une zone portuaire détaxée. C'est une révolution. Malgré la désapprobation des Anglais, l'argent coule à flot, et le succès financier est immédiat, et finalement en 1824 les Hollandais s'abaissent et reconnaisent Singapour comme une partie de l'empire britannique. Bien joué Raffles.

Le temps passe, et Singapour gagne encore en importance à la fin du 19ème avec l'ouverture du canal de Suez, et devient un passage obligé d'une route maritime nouvelle.

En 1941, patatra, pataques, car les Japonnais viennent bombardés le coin, et après avoir conquis la Malaisie, installe un régime de terreur à base de travaux forcés, d'éducation forcée, de l'application d'une administration des plus cruelles et raciales. Une période de malheur qui durera jusqu'en 1945 et dont le musée de la ville parle en encre rouge, rouge sang.
Après guerre, l'empire britannique de retour et affaiblie commence à lâcher du lest, et finalement Singapour devient totalement indépendante en 1963.


Voilà, tout est dit. La suite est moins intéressante car moderne.
On retiendra néanmoins les faits suivants présents:
- Singapour manque cruellement de territoires pour réaliser ses désires d'expansion.
Une solution est de gagner sur la mer. Ainsi, l'Indonésie livre une quantité incroyable de sable.
- Singapour est jaloux de ses voisins, d'une jalousie indécente,et surtout l'Indonésie qu'elle regarde de haut, du haut de ses tours bancaires, de ses casinos, de son ordre militaro-fiancio-dictatural.
- Singapour possède la folie des grandeurs, et une certaine arrogance.
- Singapour est la capitale des expatriés du monde qui y viennent gratter de l'argent sur le dos des déshérites de la région asiatique. En embauchant au lance-pierre, par exemple, des indiens, pakistanais et autre chinois pour l'œuvre de ses projets pharaoniques.
- Singapour est une démocratie libérale extrémiste.

En conclusion, pour la richesse du monde, il fait bon se promener à singapour.

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