vendredi 22 mars 2013
De St Exupery à Bandung
Le 31 Juillet 1944, l'avion rapide d'Antoine de St-Exupéry disparait au large de la Corse; 60 plus tard la carcasse sera repêché au large de Marseille, et pourtant ses écrits restent et s'inscrivent dans la légende des siècles. Cet homme, tout au long de sa vie, né en 1900, ne cessera de repousser les limites de la douleur, du risque et de la grandeur, cet homme plongé au cœur de la 2nd guerre mondiale se sera débattu comme un beau diable pour un idéal d'honneur, de grandeur et d'écriture. Cet homme aura touché la liberté en survolant les plus hauts sommets des Andes, en Afrique du Nord où plusieurs fois il survivra à des crashs, pour finalement disparaitre à bout de souffle laissant derrière lui des Vol de Nuit, Courrier Sud, ou encore le Petit Prince, et de toucher la grâce d'un coup de plume: "L'homme est d'autant plus grand qu'il est lui-même". "La race humaine vaut 100 fois plus que les principes économiques".
Aujourd'hui, dans notre univers javano-bandunien, nous sommes à la recherche de telle valeur, puisque nous les trouvons plus dans l'hexagone. Nous sommes à la recherche de penseurs de ce niveau et de cette profondeur intellectuelle, capable de donner leur vie pour un idéal. Le terreau est bon et fertile, et le pays en éclosion et surtout en progression. Nous observerons avec un certain dédain certains occidentaux s'imaginant en terrain conquis et d'une plus grande valeur du haut de leur éducation universitaire européenne ou américaine, et n'oublierons pas qu'il est toujours facile de donner des leçons que de faire, ou encore plus aisé de regarder l'eau vive que de plonger corps et âme dans les rapides fumants de quelques rivières déchainées et glacées. Car, le français a tant à perdre.
J'en parlais encore à mon amie Denise, qui habite en Turquie, presqu'en Asie, et qui est en train d'écrire un livre, une des plus importantes choses, me confit –elle, qu’elle n’est jamais faite.
Des talents, il y en a plein les rues, par contre, les moyens d’expression sont rares.
Ainsi, loin des réseaux et des associations sous-marines, loin des amis politiques pour qui on vote et qui défendent leur maitre tel un grand maitre d’Orient, loin des fils de et des filles de à qui toutes les portes s’ouvrent comme par enchantement, je vous présente les œuvres de Pak Yudi qui depuis quelques mois s’essaye à la peinture. Pak Yudi est un petit gars de Bandung, pas bien riche, et qui vit avec sa famille dans une petite maison, un indonésien se battant contre les injustices de la vie et qui se lance dans la grandeur. Voici ses premières toiles. Soyez indulgent.







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