vendredi 17 août 2012
De retour dans les Alpes
Alors que la canicule monte, et transforme les routes de Provence en brasier ardent, il faut se souvenir de la dernière balade dans les alpes, il y a un peu plus d'1an.
A l'époque, l'air était doux et les chemins de haute provence embaumaient la lavande, ressemblant à des paysages de Giono le jour et de Giotto le reste du temps.
Cette balade de plusieurs dizaines de kilomètre fit mal aux jambes, et ne fut pas sans rappeler quelques épisodes douloureux de l'auteur au Tonkin. Aussi,le chien de Bilou, véritable canari de l'expédition, se traina comme un malheureux les derniers kilometres, mais finalement finit mieux que le général-espion du meme nom, car en vie à la fin.
Il faut se rappeler aussi du temps, quoique clément, qui permit aux promeneurs d'atteindre 5km de dénivelé en 8 heures et 3 litres d'eau. La montagne s'avère dangereuse dans ces coins déserts de la France, que seuls survolent des Avions rapides hauts dans la stratosphere en direction de quelques contrées lointaines et inconnues.
C'est ainsi que commence l'interview de Roger Folco, dont on ne cite plus les gloires et les titres.
OB. Pourquoi l'espace est noir, et pas éclairé en permanence par les étoiles?
RF. Mon ami, ici il est question d'une processus incompréhénsible pour le commun des mortels comme toi. C'est une salade entre l'expension de l'univers, la vitesse de la lumière, l'énergie et la matière, et surement la philosophie de l'univers. Car, ce qu'il y a au dessus de notre tete, n'est pas un écran surlequel on projette des images. C'est un peu plus que cela. Il faudrait que tu lises un bon bouquin d'astronomie pour t'éduquer.
OB. Y a t'il encore des mystères autour de nous encore à découvrir?
RF. Le simple fait de poser cette question barbare prouve les limites de ton intelecte.
Comme dirait mon voisin Gaston Bachelard, le temps qui passe est en relation avec ce qu'on en fait. Ne rien faire, c'est du gaspillage, de la polution de vie. Des mystères, il en a partout, du fin fond de la fosse des Mariannes, jusqu'au batiment M de Marignane. Je conseille à toutes celles et ceux, qui en ont les moyens, d'investir dans un télescope, voire d'un bon appareil photo et de partir à la découverte du monde tel des jeunes Magelan égoiste.
OB. Peux t'on comparer le Brésil et l'Indonésie?
RF. Si tu voyages un peu et observes, tu comprendras peut-etre que le Brésil est infiniment différent et développé. C'est une puissance morale et spirituelle. Au dessus de cette nation flotte autrechose. Quelquechose de Tenessee, de Tenesse Williams aussi. Je connais l'Indonésie, qui est une oeuvre qui m'a déçu; car derrière la peinture, il y a du vent, un vent profond comme celui qui souffle au 5ème niveau d'Inception.
OB. On vous voit bien sévère vis à vis de ce pays qui vous a tant donné.
RF. Oui, gamin, tu as raison de parler au passé.
OB. Les JO viennent de s'achever. Une opinion?
RF. Un pignon de bicyclette sans doute. Quand on courre à 9,5 le 100 mètre, on ne se rejouit pas, mais on s'inquiéte du pouvoir que les hommes ont de transformer les hommes. Je n'en dirai pas plus.
OB. Un mot de conclusion.
RF. Mot.
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